Résumé des homélies de février 2007

Résumé de l'homélie de la messe paroissiale du 4 février 2007


Textes du jour : Is 6, 1-2a.3-8
Ps 137
1Co 15, 1-11
Lc 5, 1-11

Dieu, en rencontrant les hommes, les fait se reconnaître pêcheurs, les comble et leur donne du travail.
3 volets dans cette expérience :

1) l’expérimentation du pardon gratuit :

ex : Pierre expérimente qu’indépendamment de ses travers, de ses péchés, Dieu l’aime. L’Amour de Dieu est gratuit et c’est cela qui touche Pierre.
ex : Jacques et Jean demandant la 1e place au ciel, Dieu les garde pourtant.
ex : avec Paul, c’est le bouquet, il est persécuteur de l’église ; lui aussi expérimente le pardon gratuit. L’initiative de Dieu est première pour le pardon.

Etant touché et bouleversé, Pierre dit : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pêcheur. »
Cette logique est l’inverse de celle du monde.
Ma vie est d’abord un pardon qui m’est donné : j’obtiens d’abord et je loue après. C’est une logique d ‘abandon.
Et l’Eglise n’est pas une entreprise, n’est pas un lieu de stress, n’est pas un lieu sectaire, sinon « c’est pour rien que vous êtes devenus croyants. »

2) Dieu se montre
Dieu se montre toujours de façon discrète. Il se montre pour les hommes aussi.

3) Dieu me met au travail : « avance au large » « ce sont des hommes que tu prendras ».

La religion n’est pas du stress, ce n’est pas d’abord des efforts.
C’est mettre les hommes dans cette logique de l’Amour infini qui est premier.
Le don de Dieu est plus vaste que tout ce que je peux imaginer.


Résumé de l'homélie de la messe paroissiale du 11 février 2007

« L’homme est un pauvre qui a besoin de Dieu. »


Textes du jour :Jr 17, 5-8
Ps 1
1 Cor15, 12 .16-20
Lc 6, 17.20-26

Nous sommes tous des malades. Le curé d’Ars disait : » l’homme est un pauvre qui a besoin de Dieu. »
L’Evangile rappelle que nous sommes des pauvres et que le premier bonheur est de repérer que nous sommes en manque.
Pourquoi ? parce que cela va produire de l’amour.
S’il me manque quelque chose, cela va suggérer un acte d’amour dans le cœur de l’autre.
Et les malades, vulnérables, vont susciter l’amour des autres.
Dieu , le premier, s’est fait vulnérable en se faisant homme.
L’amour naît de la vulnérabilité.
Et St Paul insiste : c’est parce que Jésus s’est fait pauvre, qu’Il est mort , que Dieu l’a exalté et l’a ressuscité.
La résurrection part de la vulnérabilité de Jésus.
Le sacrement des malades, c’est cela. Tant qu’on n’a pas ouvert les mains et dit qu’on est pauvre, on ne peut pas guérir.
Et la foi est un acte de pauvreté : ce que je fais, c’est le Seigneur qui le fait en moi, c’est Lui qui dirige ma vie.
Le sacrement des malades est le plus pauvre de tous les sacrements : je n’ai rien dans les mains et Dieu n’y met pas grand chose, juste un peu d’huile.
C’est un acte de tendresse, de consolation, de pauvreté.
« Par cette onction, que le Seigneur dans sa grande bonté, te réconforte ; par la grâce de l’Esprit Saint, qu’ainsi libéré de tout péché, Il te sauve et te relève. »

Il faut se réjouir d’être pauvre, parce que , heureux, nous produisons de l’amour


Résumé de l'homélie de la messe paroissiale du 18 février 2007

CNous appartenons au ciel


Homélie du dimanche 18/02/07.
Textes du jour : 1Sam 26, 2-23
1 Cor 15, 45-49
Luc 6, 27-38

« Puisque le Christ est venu du ciel, comme lui, les hommes appartiennent au ciel » nous dit St Paul.
Le ciel = Dieu
= Amour
L’homme est « programmé » pour aimer comme Dieu aime.

Aimer, tout le monde en est capable. Mais aimer comme Dieu aime est tout autre.
Entre ces deux formes d’amour, il y a un abîme que l’on franchit au baptême.

Pour aimer comme Dieu aime, il nous faut mourir à nous mêmes, en se donnant totalement.
Notre vie de chrétien consiste à mourir pour l’autre ;

Ainsi le sel ….. « vous êtes le sel de la terre »
Ainsi la lumière … « vous êtes la lumière du monde »

Sel et lumière « disparaissent » après avoir donné le meilleur d’eux mêmes (le sel en se dissolvant tue les germes de mort).
Tant que je ne suis pas mort à moi-même, je n’aime « qu’un petit peu. »

Dieu aime tous les hommes.
Comme Lui, j’aime mon ennemi, à savoir, celui qui n’est pas comme moi

« Ta récompense sera grande » dit Jésus.
Ainsi, à un moment, il faut se jeter, faire un acte de foi.

Et que cet Amour habite en nous.


Compte rendu de l’homélie du mercredi 21 février 2007

Mercredi des cendres


Textes du jour : Jl 2, 12-18
Ps 50
2 Cor 5, 20 à 6,2
Mt 6 , 1-6. 16-18

La question : « faudra-t-il qu’on dise : où donc est leur Dieu ? »
Est toujours actuelle.
Le carême doit nous faire ressusciter pour que , en voyant les chrétiens s’aimer, les hommes ne se posent plus cette question.
Une des grandes causes de l’incroyance est le péché et notre péché empêche l’autre de croire.
Comment le chemin du carême peut-il m’aider à aimer comme Dieu ?
Est-ce qu’en 40 jours, je peux ressusciter ? Vais-je être capable d’aimer comme Jésus aime, même ses ennemis ?
La Parole nous donne trois pistes :

- Dieu est venu chez nous, Jésus s’est identifié au péché. Jésus s’est laissé toucher par la femme adultère, des paÏens, des pêcheurs, la mort.
Dieu « se mouille », plonge dans le péché pour que nous ressuscitions.
C’est Lui qui vient nous toucher d’abord.

- L’objet de l’amour, c’est l’autre, ce n’est pas moi.
L’amour est toujours l’amour du différent.
Est-ce que dans ce carême, je crois qu’en aimant l’autre, en me perdant pour l’autre, je vais ressusciter ?
« C’est aujourd’hui le moment favorable, c’est aujourd’hui le jour du salut. »

- La spiritualité du carême est celle du désert ; il faut se désencombrer ;
pour aller vers l’autre, il ne faut pas être lourd.
. en hébreu, désert se dit avec un mot qui a la même racine que parole.
. en grec, désert équivaut à solitude.
. en latin, désert équivaut à épreuves, désolation.

Je suis poussière et c’est ainsi que Dieu m’aime, en me révélant la vérité de ma vie et en me divinisant.
Le carême est une démarche de Foi et une démarche communautaire.


Résumé de l'homélie de la messe paroissiale du 25 février 2007

Textes du jour : Dt 26, 4-10
Ps 50
Rm 10, 8-13
Lc 4, 1- 13

“ Si tu crois dans ton coeur que Jésus, Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors, tu seras sauvé ».Cette phrase veut dire : si tu crois comme Jésus, qu’on peut aimer jusqu’à la mort, alors tu seras vivant.
C’est croire qu’en donnant ma vie pour l’autre, je trouve la vie.
Dans le désert, Jésus a trois tentations, celles d’aimer seulement un peu.
Ces trois tentations résument toutes les tentations.
Jésus est tenté de ne pas aimer comme Dieu aime et toute sa vie terrestre, Jésus a été tenté de ne pas aimer comme Dieu aime. ; mais Jésus ayant été tenté et ayant vaincu le démon, nous dit que c’est possible d’aimer ainsi !

Aimer, c’est mourir pour l’autre.

- 1ere tentation : changer les pierres en pain.
Satan demande à Jésus de montrer qu’il est puissant. Or Jésus s’est toujours mis en retrait. Changer les pierres en pain consiste à aimer pour soi. C’est aimer en accumulant les biens matériels.
Il y a des tas de choses qui me retiennent. Est-ce que ma vie chrétienne est une mort pour les autres ?

- 2eme tentation : le démon emmène Jésus en haut pour contempler les
royaumes : c’est la tentation d’aimer en dominant l’autre.
Or Jésus vient aimer en se mettant à genoux devant l’homme et en lui lavant les pieds.
Nous devons aimer en nous mettant à genoux devant les autres .
Est-ce que je veux servir ou dominer ? L’autorité de Jésus, c’était son service des autres .

- 3eme tentation : se jeter d’en haut.
C’est du sensationnel, de l’émotionnel. Mais nous sommes là pour aimer dans le secret de nos vies et pas pour le sensationnel.

P. Vincent Di Lizia, Curé, pasteur de la Communauté